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Dictionnaire juridique - Définition de Nullité
Définition de Nullité
La nullité est la sanction de l'invalidité d'un acte juridique, ou d'une procédure, soit que la cause de la nullité réside dans l'absence de l'utilisation d'une forme précise qui est légalement imposée, soit qu'elle résulte de l'absence d'un élément indispensable à son efficacité. Par exemple une convention est nulle si le consentement donné par l'une des parties à l'acte a été vicié par dol. En procédure l'assignation à comparaître est nulle si elle ne porte pas les mentions exigées par l'article 56 du Nouveau Code de procédure civile. Voir le refus de la Cour de cassation d'appliquer la théorie de l'inexistence (Chambre Mixte 7 juillet 2006, BICC n° 647 du 01/10/2006 et la note de M. Boval, conseiller rapporteur) propos d'un acte de procédure. Mais l'arrêt a été rendu dans des termes suffisamment généraux pour qu'on puisse estimer qu'il s'applique en toutes matières.
Selon la règle générale du droit français, le juge ne peut prononcer la nullité d'une convention ou d'une procédure que si cette sanction a été expressément prévue par la loi. On exprime ce principe par l'adage : "Pas de nullité sans texte"
Toutes les exceptions de nullité concernant l'invalidité de la procédure doivent être soulevées "in limine litis" c'est à dire avant toute défense sur le fonds (CPC art. 112 et 113). Au surplus, il a été jugé par la Cour de cassation (Cass. 1re civ., 25 mars 2003, Juris-Data n° 2003-018412.) que l' exception de nullité ne peut être invoquée que pour faire échec à la demande d'exécution d'un acte juridique qui n'a pas encore été exécuté. En revanche l'exception est irrecevable si la convention a été exécutée ou si elle a reçu un commencement d'exécution.
Lorsque la nullité n'est pas "de droit" elle peut être écouverte, ce qui permet à l'auteur de de l'acte nul, de le recommencer ou de le confirmer.
A titre d'exemple on a noté l'arrêt du 8 mars 2006 (3ème CIV. - 8 mars 2006. BICC n°643 du 1er juillet 2006) selon lequel les formalités édictées par l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 relatives à la validité de l'engagement de la caution qui s'engage lors de la signature d'un bail, sont prescrites à peine de nullité du cautionnement sans qu'il soit nécessaire d'établir l'existence d'un grief. Autre exemple cet arrêt de la Cour d'appel de Lyon (C. A. Lyon (8eme Ch. civ.), 21 février 2006 - BICC n°643 du 1er juillet 2006) selon lequel tout congé notifié par un mandataire doit clairement identifier le bailleur en mentionnant son nom ou sa dénomination sociale, peu important que le locataire ait connaissance en fait de cette identité, que dès lors le congé avec offre de renouvellement sans indication du nom du bailleur est nul, cette omission causant un grief au locataire qui ne peut vérifier la qualité de l'auteur du congé.
Voir les mots "Confirmation", "Fin de non-recevoir" et "Inexistence".
Textes
Code civil art. 6, 180 et s., 1108 et s, 1126 et s, 1131 et s, 1304, 1844-10 et s.
CPC art. 112 et s, 175 et s., 430, 446, 458, 649 et s., 693 et s., 698, 771.
Code de commerce L210-7, L235-1 et s. L253-1. (sociétés).
D. n°78-704 du 3 juil. 1978 art. 15 et 16., (sociétés).
D. n°67-736 du 23 mars 1967 art. 252 et s. (sociétés).
Bibliographie
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